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Mis en œuvre à l’échelle mondiale depuis plus de deux décennies, l’Enquête sur le budget ouvert (OBS) est une référence mondialement reconnue pour l’évaluation de la redevabilité des gouvernements en matière de finances publiques. Elle permet de mesurer la redevabilité selon trois axes :
Existe-t-il des informations disponibles en temps utile, accessibles et complètes sur la manière dont les budgets publics sont programmés et dépensés ?
La société civile et le grand public (y compris les groupes historiquement exclus) disposent-ils de possibilités structurées d’intervenir à des moments clés et d’influencer les choix budgétaires ?
Le pouvoir législatif et les institutions de contrôle disposent-ils des pouvoirs et des pratiques nécessaires pour examiner le budget et en contrôler l’exécution ?
Ils déterminent conjointement si les électeurs et leurs représentants peuvent suivre la manière dont les fonds publics sont programmés et dépensés, remettre en question les décisions et les écarts par rapport au budget, et influencer les priorités avant et pendant l’exécution. En ce sens, cette enquête sert d’indicateur de la crédibilité démocratique des finances publiques : elle permet de déterminer si les systèmes budgétaires sont suffisamment ouverts pour favoriser la confiance, la remise en question et les mesures correctives.
Les gouvernements africains sont confrontés à d’énormes pressions budgétaires, les répercussions des conflits et la forte flambée des prix de l’énergie et des denrées alimentaires ayant eu un impact disproportionné sur la région. Selon les données de ONE, le coût moyen de l’endettement des pays africains a augmenté de 91 % entre 2020 et 2024, et le FMI constate que cette région, plus que toute autre, consacre globalement une part plus importante de ses recettes au paiement des intérêts. La nécessité de mobiliser les ressources intérieures n’a jamais été aussi pressante, compte tenu du double défi que représentent la crise du service de la dette et la baisse de l’Aide publique au développement. Mais la qualité des finances publiques importe tout autant que leur volume.
Partout sur le continent, les populations souhaitent que les gouvernements gèrent les finances publiques de manière à répondre à leurs besoins les plus pressants. Selon la dernière enquête de l’Afrobaromètre, la santé arrive en deuxième position parmi les préoccupations les plus pressantes des Africains ; pourtant, une majorité d’entre eux estime que leurs gouvernements ne gèrent pas correctement cette question. De plus, 77 % des personnes interrogées estiment qu’il est difficile de savoir comment les pouvoirs publics utilisent les recettes fiscales.
Pourtant, les faits montrent clairement que la confiance peut être rétablie : plus de 70 % des personnes interrogées dans des pays comme l’Ouganda sont prêtes à payer davantage d’impôts si les pouvoirs publics respectent leurs engagements en matière de dépenses sociales prioritaires. Lorsque les citoyens peuvent voir ce qu’il advient de leur argent, lorsque les parlements et les organismes de contrôle peuvent examiner les dépenses et lorsque les communautés peuvent demander des comptes aux gouvernements sur la prestation des services, la confiance s’installe — et avec elle, la légitimité politique et l’adhésion populaire qui rendent la mobilisation des recettes nationales non seulement possible, mais aussi durable.
L’édition 2025 de l’Enquête sur le budget ouvert (OBS), qui porte sur 33 pays d’Afrique Subsaharienne, révèle que, malgré les défis budgétaires et de gouvernance, la région a réalisé des progrès modestes en matière de redevabilité — qui peuvent être renforcés pour consolider la confiance publique.
Les résultats de l’OBS 2025 laissent entrevoir des signes encourageants, indiquant que de nombreux pays de la région adoptent des pratiques de gestion plus transparentes et inclusives des finances publiques. Bien que le score moyen régional en matière de transparence reste pratiquement inchangé par rapport au cycle précédent, cela cache une avancée notable : en effet, plusieurs pays ont entrepris d’importants efforts de réforme au cours de ce dernier cycle, tandis que d’autres ont préservé ou rétabli les acquis antérieurs malgré des pressions considérables.
De nombreux pays adoptent des pratiques de gestion des finances publiques plus transparentes et inclusives, en partie grâce à la collaboration avec la société civile et les partenaires au développement. Huit pays (le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Kenya, la Namibie, le Rwanda, le Sénégal, l’Afrique du Sud et le Zimbabwe) fournissent, dans leurs projets de budget, des estimations concernant l’ensemble des mesures destinées à bénéficier directement aux populations les plus mal desservies du pays. Certains gouvernements ont adopté des pratiques naissantes en matière de budgétisation sensible au genre, au climat et axée sur les programmes. Ces innovations devront être davantage renforcées pour garantir des résultats plus équitables dans les années à venir, mais, associées à des systèmes de responsabilisation plus solides, elles peuvent aider les gouvernements à progresser vers la réalisation de leurs objectifs en matière de développement et de prestation de services.
Malgré les fortes pressions budgétaires auxquelles est confrontée l’Afrique Subsaharienne, les gouvernements de la région ne fournissent pas suffisamment d’informations sur la manière dont les impôts sont perçus et gérés, ni sur la manière dont les décisions en matière d’emprunt public sont prises.
L’OBS 2025 met en évidence plusieurs domaines dans lesquels il manque des informations importantes sur la manière dont les impôts sont perçus. Bien que 97 % des pays évalués (tous sauf un) fournissent au moins certaines informations accessibles au public sur chaque source de recettes, un seul pays fournit systématiquement des informations complètes sur ces sources tout au long du cycle budgétaire, ce qui met en évidence des lacunes persistantes en matière de transparence budgétaire.
Il est important de noter que seuls 15 % des pays publient des informations, même minimales, sur les dépenses fiscales (c’est-à-dire les exonérations fiscales) dans leurs projets de budget, ce qui limite la capacité du public à savoir qui bénéficie de ces exonérations, quel est le montant des recettes publiques ainsi perdues, ou quels avantages ces exonérations sont censées générer pour compenser cette perte de recettes. Cette opacité entourant les exonérations fiscales pose particulièrement problème compte tenu de la nécessité de mobiliser davantage les ressources intérieures.
De même, les informations relatives aux emprunts, à la dette et au risque budgétaire sont insuffisantes pour permettre un contrôle national rigoureux de la part des législateurs, des auditeurs et du public – chose pourtant essentielle pour sortir des cycles récurrents de crises de la dette.
S’appuyant sur les données existantes recueillies dans le cadre de l’Enquête sur le budget ouvert, un nouveau module consacré à la redevabilité en matière d’endettement a été mis en œuvre dans dix pays d’Afrique subsaharienne (Bénin, Cameroun, Éthiopie, Gambie, Kenya, Malawi, Nigeria, Rwanda, Sénégal et Tanzanie), afin d’examiner la redevabilité en matière d’endettement sous deux angles supplémentaires : le lien entre les décisions de gestion de la dette et le cycle budgétaire, et la question de savoir si le pouvoir de contrôle formel détenu par les parlements, les institutions supérieures de contrôle (ISC) et la société civile est effectivement exercé dans la pratique. Les conclusions mettent en évidence quatre principales lacunes :
Les pays publient des données techniques détaillées sur la composition de leur dette, les échéances et la répartition par devise, avec le Cameroun qui se démarque particulièrement en la matière ; toutefois, seule la moitié des pays évalués indiquent dans quelle mesure les emprunts prévus s’alignent sur les priorités budgétaires ; trois d’entre eux analysent les dépenses sectorielles financées par la dette et ; aucun ne précise quels projets seront financés par les nouveaux emprunts.
Seul le Bénin a publié un plan d’emprunt annuel avant ou parallèlement à l’adoption du budget, laissant ainsi les emprunts évoluer en parallèle de la planification budgétaire.
Sept assemblées législatives sur dix ont pour mission légale d’examiner les stratégies d’endettement et les plans d’emprunt, mais seules quatre d’entre elles (Bénin, Cameroun, Kenya et Rwanda) l’ont fait, et aucune cour des comptes de l’échantillon ne réalise ni ne publie d’audits annuels de la dette.
Seuls quatre pays sur dix (le Cameroun, le Kenya, le Nigeria et la Tanzanie) disposent d’une législation régissant la participation publique à la gestion des finances publiques ou à la gestion de la dette. Trois pays ont indiqué que la dette figurait parmi les thèmes abordés lors des consultations publiques sur le processus d’élaboration du budget, les audiences budgétaires sectorielles du Kenya constituant l’exemple le plus évident de cadre dédié et ouvert.
Néanmoins, plusieurs pays publient des informations utiles sur la gestion fiscale et la gestion de la dette, démontrant ainsi que des alternatives existent. L’Afrique du Sud reste le seul pays de la région à fournir, dans son projet de budget, des informations essentielles sur l’ensemble des activités quasi-budgétaires prévues pour l’exercice à venir. De plus, c’est le seul pays à présenter, dans son projet de budget, un état complet des engagements conditionnels du gouvernement, ce qui permet au public de mieux cerner le profil de risque du budget national. Le Cameroun, la Gambie, le Rwanda, la Sierra Leone, la Tanzanie et l’Ouganda publient chaque année, dans leur projet de budget, la liste de tous leurs arriérés, offrant ainsi une vision plus claire de leurs obligations de paiement.
Les derniers résultats mettent en évidence une amélioration constante, mais lente, des taux de participation dans toute la région. Plusieurs pays mettent en œuvre des bonnes pratiques pour renforcer l’engagement citoyen : les pouvoirs exécutifs, les institutions nationales de contrôle et les assemblées législatives offrent davantage d’espaces permettant au public d’intervenir et fournissent des informations accessibles afin de rendre possible une participation constructive. Les initiatives gouvernementales ont été soutenues par des groupes de la société civile proactifs et engagés qui ont milité en faveur des réformes et de la reddition de comptes.
En s’appuyant sur des outils tels que l’OBS pour influencer l’élaboration des politiques budgétaires, la société civile a plaidé en faveur de réformes visant à renforcer la transparence budgétaire, a contribué à mettre en évidence l’importance des informations budgétaires pour les services dont les communautés ont besoin et, dans de nombreux cas, a joué un rôle important dans la préservation des acquis en période d’instabilité politique. Elle a également renforcé ses relations de travail avec les ministères, les commissions parlementaires et les institutions de contrôle, fournissant souvent des données précieuses qui ont permis d’améliorer la prise de décision budgétaire.



Des associations de la société civile de plusieurs pays tels que le Burkina Faso, la Gambie, le Malawi, le Mozambique, le Rwanda et la Tanzanie, ont uni leurs forces pour former des coalitions de plaidoyer budgétaire capables de porter des priorités communes auprès du gouvernement. Voici trois exemples :
Le recul actuel de l’aide internationale menace la pérennité de ce secteur émergent d’acteurs sociaux qui ont joué un rôle crucial dans le renforcement des réformes budgétaires, de la participation citoyenne et des principaux acquis dans des domaines tels que l’éducation, la santé, l’agriculture, ainsi que les droits des enfants et des femmes.
Le contrôle par l’audit en Afrique Subsaharienne affiche des progrès hétérogènes mais réels. Si le suivi systématique des conclusions d’audit reste une faiblesse dans toute la région, les bases d’un contrôle plus rigoureux sont déjà en place. Trois pays (la Côte d’Ivoire, l’Afrique du Sud et la Tanzanie) disposent d’institutions supérieures de contrôle (ISC) ou d’assemblées législatives qui assurent le suivi et rendent compte de la mise en œuvre de toutes les recommandations d’audit ; un autre pays le fait pour la plupart des recommandations, et sept autres encore pour certaines d’entre elles — ce qui témoigne de pratiques émergentes susceptibles d’être capitalisées au fil du temps.
Du côté de l’Exécutif, en revanche, les informations communiquées sont plus limitées. Seul un petit nombre de ministères des finances (Ghana, Lesotho, Mozambique, Afrique du Sud et Ouganda) rendent compte des mesures prises à la suite des conclusions d’audit et aucun ne le fait de manière exhaustive ; ce qui met en évidence une lacune importante dans la mise en œuvre du cycle de la redevabilité.
Les mécanismes de participation publique aux processus d’examen législatif, tels que les audiences publiques sur les rapports d’audit, pourraient constituer un moyen important permettant au public de s’impliquer et de s’informer sur la manière dont le gouvernement exécute le budget, ainsi que sur l’efficacité de cette exécution ou la nécessité d’y apporter des ajustements. Les organisations de la société civile ont mis à profit ces espaces, là où ils existent, pour porter les conclusions des audits au cœur du débat public et encourager les gouvernements et les instances de contrôle à y donner suite.



Dans d’autres cas, les institutions d’audit ont mis en place des mécanismes permettant de recueillir et d’utiliser les contributions du public dans le cadre de leurs activités de contrôle.



Le renforcement du suivi et de la production de rapports de façon systématique, notamment de la part du pouvoir exécutif, associé à un recours plus systématique aux mécanismes participatifs, constitue une occasion majeure de veiller à ce que les conclusions et recommandations issues des audits se traduisent par des améliorations concrètes dans la gestion des finances publiques et la prestation des services.
Par ailleurs, alors que les scores en matière de contrôle en Afrique subsaharienne soient restés inchangés à 44 entre l’OBS 2023 et l’OBS 2025, il existe clairement des possibilités pour les pays de réaliser de nouveaux progrès grâce à des améliorations institutionnelles relativement faciles à mettre en œuvre.
Le renforcement de ces pratiques en matière de reporting permettrait d’améliorer la transparence, de favoriser un examen législatif mieux éclairé et de renforcer la redevabilité publique tout au long du processus budgétaire.




Objectif
Recommandations
Les pouvoirs exécutifs devraient renforcer la transparence budgétaire en veillant à ce que les principaux documents budgétaires soient systématiquement publiés dans les délais et à ce que les améliorations soient pérennisées au fil des cycles budgétaires successifs, y compris en période de contraintes budgétaires.
Les ministères des finances devraient améliorer l’exhaustivité et l’accessibilité des informations budgétaires en approfondissant les données fournies sur l’exécution du budget, la dette et les risques budgétaires, ainsi que sur les recettes par source, y compris les informations fiscales et les exonérations fiscales, et en améliorant la mise à disposition de ces informations sous des formats digestes pour les citoyens.
Les pouvoirs exécutifs devraient publier davantage de données désagrégées pertinentes pour l’élaboration des politiques, notamment concernant l’impact des budgets sur les différents groupes de la population, et renforcer le lien systématique entre les dépenses prévues et les dépenses réelles, dans le cadre de pratiques mieux organisées et institutionnalisées.
Bonne pratique
Au fil des dernières éditions de l’OBS, le Cameroun a progressivement amélioré ses pratiques en matière de transparence budgétaire, devenant ainsi l’un des pays les plus performants d’Afrique Subsaharienne, grâce à la publication régulière de documents budgétaires clés dont l’exhaustivité ne cesse de s’améliorer. Depuis l’OBS 2021, le gouvernement publie systématiquement, lors de chaque évaluation suivante, son rapport préalable au budget, son projet de budget de l’exécutif, son budget approuvé, son budget citoyen et son rapport de fin d’année. Dans le cadre de l’enquête de 2025, la Chambre des comptes de la Cour suprême a rendu public son rapport d’audit annuel, tandis que le projet de loi de finances comportait davantage d’informations sur des sujets tels que l’impact des nouvelles politiques sur les recettes et les dépenses, les estimations de recettes pour les exercices précédents et les recettes affectées.


Objectif
Recommandations
Les pouvoirs exécutifs et les institutions de contrôle devraient mettre en place et institutionnaliser des mécanismes formels de participation publique à toutes les étapes du cycle budgétaire afin de veiller à ce que les contributions du public alimentent systématiquement les décisions et les processus de contrôle.
Les institutions publiques devraient renforcer la continuité des processus de participation en veillant à ce que ces mécanismes soient mis en œuvre de manière systématique et ne se limitent pas à des consultations ponctuelles.
Les pouvoirs exécutifs devraient renforcer le caractère inclusif des processus de participation à l’élaboration du budget en adoptant des mesures visant à mieux prendre en compte les groupes sous-représentés, en fournissant des indications claires sur la manière dont le public peut formuler ses contributions, ainsi qu’en rendant compte de la manière dont ces contributions ont été prises en compte et utilisées dans les décisions budgétaires.
Bonne pratique
Depuis 2021, la République Démocratique du Congo met en œuvre des pratiques de participation citoyenne qui la placent systématiquement au-dessus de la moyenne régionale de l’Afrique Subsaharienne. Avant l’élaboration de la loi de finances nationale, le gouvernement invite la société civile à participer à des consultations budgétaires sur les prévisions budgétaires annuelles et leur adéquation avec les priorités à moyen terme, en communiquant au préalable aux participants un projet de cadre budgétaire. Les associations représentant les communautés défavorisées sont présentes. Le gouvernement publie également un calendrier budgétaire détaillé qui retrace l’ensemble du processus d’élaboration et d’adoption du budget, y compris les dates prévues pour la consultation publique. La participation ne se limite pas au ministère des finances : les commissions économiques et financières du Parlement rencontrent des organisations de la société civile lors de l’examen du projet de loi de finances afin de discuter des rapports de la société civile analysant les dépenses sectorielles, les recettes et les recommandations de politiques.
Objectif
Recommandations
Les pouvoirs exécutifs, les organes législatifs et les institutions de contrôle devraient renforcer la coordination au sein de l’écosystème de la redevabilité budgétaire en consolidant les liens institutionnels entre l’examen du budget, les processus d’audit et les mécanismes de redevabilité publique, notamment par le biais d’un suivi, d’un compte rendu et d’un suivi systématique des conclusions et recommandations issues des audits.
Les assemblées législatives devraient renforcer l’examen et la redevabilité budgétaires en publiant les rapports des commissions des finances et des commissions sectorielles, accompagnés de leurs conclusions et recommandations, avant l’adoption du budget, et en multipliant les possibilités de participation du public tout au long des processus d’examen législatif.
Les institutions d’audit et les assemblées législatives devraient renforcer les mécanismes de contrôle participatif, notamment les audiences publiques et les canaux permettant au public de contribuer aux processus d’audit et d’examen, afin de favoriser une transparence et une redevabilité accrues, ainsi que le suivi des conclusions d’audit.
Bonne pratique
Depuis l’OBS 2023, le Bénin a pris plusieurs mesures visant à renforcer le contrôle de l’ISC et du pouvoir législatif sur le processus budgétaire national. Au cours de la phase d’examen du projet de loi de finances pour 2025, l’Assemblée nationale a reçu le projet de budget plus tôt, ce qui lui a laissé davantage de temps pour l’analyser et en débattre. La commission des finances et du commerce de l’Assemblée a également publié plus fréquemment, au cours de l’exercice 2024, des rapports sur son examen de l’exécution budgétaire en cours d’exercice et a rendu publiques ses conclusions sur le rapport d’audit de la Cour des comptes plus tôt que par le passé. De son côté, la Cour a bénéficié d’une augmentation de sa dotation budgétaire pour l’exercice 2025, ce qui lui permettra de mieux remplir son mandat ; ses procédures d’audit ont par ailleurs été évaluées à l’aune des normes internationales dans le cadre d’un projet de renforcement des capacités mené par l’Initiative de développement de l’INTOSAI.
En Afrique Subsaharienne, la société civile a joué un rôle essentiel dans la promotion des pratiques de redevabilité et dans l’exploitation des informations budgétaires pour favoriser des réformes plus larges, aux niveaux national et infranational, en vue d’améliorer l’exécution du budget et la prestation des services. L’IBP collabore étroitement avec ses partenaires de la société civile afin de renforcer la reddition de comptes dans la région. Vous trouverez ci-dessous quelques récits et témoignages de partenaires qui ont mis à profit le plaidoyer budgétaire pour susciter des changements au sein de leurs communautés.
Crédit image : Gambia Participates
| Angola | Acção para o Desenvolvimento Rural e Ambiente (ADRA) | Contact | Website |
| Bénin | Social Watch Bénin | Contact | Website |
| Botswana | Botswana Watch Organization | Contact | Website |
| Burkina Faso | Centre pour la Gouvernance Démocratique (CGD) | Contact | Website |
| Burundi | CURDES: Centre Universitaire de Recherche pour le Développement Economique et Social | Contact | Website |
| Cameroun | AfroLeadership | Contact | Website |
| Tchad | Centre d’Etudes et de Recherche sur la Gouvernance, les Industries Extractives et le Développement Durable | Contact | Website |
| Côte d’Ivoire | SOCIAL JUSTICE | Contact | Website |
| République Démocratique du Congo | Réseau Gouvernance Economique et Démocratie (REGED) | Contact | Website |
| Éthiopie | The Horn Economic and Social Policy Institute (HESPI) | Contact | Website |
| Ghana | SEND Ghana | Contact | Website |
| Guinée-Bissau | Movimento Nacional da Sociedade Civil para Paz, Democracia e Desenvolvimento | Contact | Website |
| Kenya | Institute of Public Finance | Contact | Website |
| Lesotho | For inquiries please contact the International Budget Partnership | Contact | Website |
| Madagascar | MSIS-Tatao | Contact | Website |
| Malawi | NGO Coalition on Child Rights | Contact | Website |
| Mali | Groupe de Recherche en Économie Appliquée et Théorique (GREAT) | Contact | Website |
| Mauritanie | Observatoire Mauritanien de Lutte Contre la Corruption (OMLCC) | Contact | Website |
| Mozambique | Centro de Integridade Pública (CIP) | Contact | Website |
| Namibie | Institute for Public Policy Research (IPPR) | Contact | Website |
| Niger | Alternative Espaces Citoyens (AEC) | Contact | Website |
| Nigéria | International Budget Partnership – Nigeria | Contact | Website |
| Rwanda | Transparency International Rwanda | Contact | Website |
| Sénégal | ONG 3D | Contact | Website |
| Sierra Leone | Budget Advocacy Network (BAN) | Contact | Website |
| Somalie | Sadar Development and Resilience Institute | Contact | Website |
| Afrique du Sud | Public Service Accountability Monitor (PSAM) | Contact | Website |
| Tanzanie | HakiElimu | Contact | Website |
| Gambie | Gambia Participates | Contact | Website |
| Togo | For inquiries please contact the International Budget Partnership | Contact | Website |
| Ouganda | Uganda Debt Network (UDN) | Contact | Website |
| Zambie | Jesuit Centre for Theological Reflection (JCTR) | Contact | Website |
| Zimbabwe | National Association of Non-Governmental Organisations (NANGO) | Contact | Website |